Jack Nicholson et Chinatown : comment un jeune de 36 ans a défini le cinéma

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Jack Nicholson avait 36 ans lorsqu’il entra dans le cadre de Chinatown (1974). À cette époque, il avait déjà bâti une carrière qui remontait à la fin des années 1950. Il a débuté dans le circuit grindhouse, en jouant dans des films de série B pour le producteur-réalisateur Roger Corman. Ces premiers rôles étaient difficiles, à petit budget et souvent négligés. Mais ils ont donné à Nicholson son premier aperçu de la machinerie hollywoodienne.

Le changement s’est produit en 1969 avec Easy Rider. Son rôle de soutien dans ce classique de la contre-culture l’a ouvert à un public plus large et à l’attention critique. Soudain, le gamin du B-mill était devenu un acteur sérieux. Cet élan l’a propulsé directement dans la décennie suivante.

Robert Towne a écrit le scénario de Chinatown. Lui et Nicholson étaient amis. Cette relation comptait. Towne a créé le rôle du détective privé J.J. (“Jake”) Gittes spécifiquement pour Nicholson. Ce n’était pas un rôle générique de détective. Il était adapté à la forme particulière d’intelligence chaotique et moralement compromise de Nicholson. Le personnage lui va comme un gant.

Le rôle du détective privé J.J. (“Jake”) Gittes a été écrit spécialement pour lui.

C’est pour cela que le film a si bien fonctionné. Nicholson n’a pas seulement joué un rôle ; il habitait une pièce construite autour de ses instincts d’acteur spécifiques. L’alchimie entre l’acteur et l’écrivain a façonné la texture du film. Chinatown reste une référence en matière de néo-noir. La performance de Nicholson ancre tout le récit.

Comment Nicholson est-il passé des films B de Corman à Chinatown ? Cela a pris une décennie. Easy Rider était le pont. Cela a prouvé qu’il pouvait tenir l’écran aux côtés de talents plus jeunes et plus expérimentaux. Cette crédibilité a ouvert des portes. Cela lui a permis d’assumer des rôles complexes et superposés comme Gittes.

Pourquoi le lien entre Nicholson et Towne est-il important ? Parce que cela a changé la façon dont le rôle était conçu. Towne savait exactement comment Nicholson gérait l’ambiguïté, la colère et la vulnérabilité. Il a écrit Gittes en gardant ces traits à l’esprit. Le résultat est une performance qui semble inévitable, comme si Nicholson n’aurait jamais pu jouer contre quelqu’un d’autre.

Quels facteurs ont aidé Nicholson à décrocher Chinatown ? Son récent succès critique. Sa relation personnelle avec le scénariste. Et les exigences spécifiques du rôle, qui exigeaient un acteur capable d’équilibrer les tropes noirs avec une profondeur psychologique. Nicholson a livré les trois.

Le film de 1974 n’est pas qu’un simple roman policier. C’est une étude sur le pouvoir, la corruption et l’identité. Gittes de Nicholson est la lentille à travers laquelle le public voit ce monde. Son âge, son expérience et son rôle sur mesure en ont fait le bon choix. Chinatown témoigne de ce qui se passe lorsqu’un écrivain et un acteur se connaissent suffisamment bien pour construire quelque chose de spécifique plutôt que de générique.

L’héritage de cette collaboration se fait encore sentir aujourd’hui. Quand on parle des meilleures performances policières du cinéma, Gittes de Nicholson est rarement laissé de côté. C’est un rôle qui nécessitait un type d’acteur spécifique. Nicholson était cet acteur. Le passé du film B, la percée d’Easy Rider, l’amitié avec Towne et le scénario sur mesure ont tous convergé en une seule performance.