Les grands singes s’embrassent pour maintenir la paix sociale, suggère une nouvelle étude

0
11

Les humains s’accrochent souvent les uns aux autres lorsque les choses deviennent difficiles. Les grands singes font de même. De nouvelles recherches indiquent que l’affection physique – câlins, baisers, caresses douces – constitue un ancien mécanisme d’établissement de la confiance. Il ne s’agit pas seulement d’un comportement doux. C’est une stratégie.

Des scientifiques de l’Université de Durham ont observé des chimpanzés et des bonobos en République démocratique du Congo et en Zambie. Le but ? Comprendre pourquoi ces primates utilisent le contact physique pour se rassurer. Ils se sont particulièrement penchés sur les moments qui ont conduit aux conflits. Généralement à cause de la nourriture.

Les résultats ont remis en question un stéréotype commun. Les gens pensent que les chimpanzés sont purement agressifs. C’est faux. L’étude a révélé que les chimpanzés entretiennent des contacts étroits et intimes avant des événements stressants. Ils se mettent les doigts dans la bouche. Ils s’embrassent. Ils se penchent.

“C’est comme un ‘nous’ plutôt que un ‘moi'”, a expliqué le professeur Zanna Clay. Elle qualifie ce comportement de « cri de ralliement ». Pensez à une équipe de football se regroupant avant un match de championnat. Le stress est élevé. Les enjeux sont réels. Mais le groupe reste solidaire.

Pour voir cela en action, les chercheurs ont mis en place un scénario spécifique. Ils imitent l’alimentation naturelle dans la nature. Ils ont utilisé des cacahuètes. C’est un régal simple. Mais dans un environnement captif, la nourriture peut déclencher des tensions. Les singes savaient que les cacahuètes arrivaient. Ils s’y sont préparés. Et ils ont contacté leurs pairs.

Comment les grands singes maintiennent-ils la paix ?

Vous pourriez vous demander : pourquoi est-ce important ? Parce que cela change notre façon de voir les structures sociales des primates. Nous projetons souvent la politique humaine sur les animaux. Mais cela suggère quelque chose de plus profond. Quelque chose de plus vieux. L’envie de toucher. Pour se connecter. Pour calmer le système nerveux avant une confrontation.

L’étude s’est concentrée sur deux types de grands singes. Chimpanzés. Des bonobos. Tous deux sont nos plus proches parents. Tous deux vivent dans des sociétés complexes. Les chercheurs les ont observés interagir dans deux sanctuaires différents. Cette configuration a permis une observation naturaliste. Cela évitait les contraintes artificielles d’un laboratoire.

Le comportement était cohérent. Avant un événement potentiellement conflictuel. Avant l’arrivée de la nourriture. Les singes se sont réunis. Ils se rassurèrent. Ils se sont touchés. Ils se sont embrassés. C’était un effort collectif pour gérer le stress. Pas individuel.

La science derrière l’affection des primates

Ce qui rend cette découverte surprenante, c’est la nature du contact. Ce n’était pas juste une tape